La plupart des contrats d'assurance habitation couvrent le dégât des eaux — c'est même l'une des garanties de base. Mais l'indemnisation n'a rien d'automatique : elle dépend de la qualité de votre déclaration, des preuves apportées et du respect des délais. Ce guide décrit les principes généraux ; votre contrat et votre assureur restent la seule référence pour votre cas précis.

Étape 1 : limiter les dégâts sans tout effacer

Avant toute démarche administrative, stoppez la fuite et protégez vos biens — nous détaillons ces gestes dans notre guide « Dégât des eaux : les 6 réflexes des premières heures ». Un point important côté assurance : documentez avant de nettoyer. Photos, vidéos, objets endommagés conservés : l'assureur indemnise ce qu'il peut constater ou prouver.

Étape 2 : déclarer le sinistre dans les 5 jours ouvrés

Le délai courant de déclaration est de 5 jours ouvrés à compter de la découverte du sinistre. Contactez votre assureur par téléphone, via votre espace client ou par courrier recommandé. Précisez : la date de découverte, l'origine supposée de la fuite, les pièces et biens touchés, et joignez vos premières photos.

Étape 3 : le constat amiable dégât des eaux

Si le sinistre implique un tiers — fuite venant du voisin du dessus, parties communes d'une copropriété — remplissez un constat amiable dégât des eaux avec les personnes concernées. Ce document identifie l'origine de la fuite et répartit les responsabilités entre assureurs. Chaque partie en envoie un exemplaire à son propre assureur. En copropriété, informez aussi le syndic si les parties communes sont en cause.

Locataire ou propriétaire ? Le locataire déclare à son assurance habitation et informe son propriétaire. Le propriétaire occupant déclare à son assurance. Le propriétaire bailleur d'un logement touché déclare à son assurance propriétaire non-occupant s'il en a une. Dans le doute, déclarez à votre assureur : il vous orientera.

Étape 4 : l'expertise éventuelle

Pour les sinistres importants, l'assureur mandate un expert qui vient constater les dégâts et chiffrer les réparations. Préparez sa visite : photos datées, factures des biens endommagés, devis de remise en état si vous en avez. Ne jetez pas les biens endommagés et n'engagez pas de gros travaux avant son passage, sauf mesures d'urgence pour éviter l'aggravation — celles-ci sont non seulement autorisées mais attendues.

Étape 5 : l'indemnisation et la remise en état

Selon votre contrat, l'indemnisation couvre tout ou partie de l'assèchement, des réparations et du remplacement des biens, déduction faite d'une éventuelle franchise. Les plafonds et exclusions varient d'un contrat à l'autre : relisez les conditions particulières. Une fois l'accord obtenu, vous pouvez faire intervenir l'entreprise de votre choix — notre réseau peut assécher et remettre en état votre logement partout en PACA.

Les pièges qui retardent ou réduisent l'indemnisation

  • Dépasser le délai de déclaration sans motif légitime.
  • Tout nettoyer avant de photographier : sans preuve, pas d'indemnisation.
  • Ignorer la fuite d'origine : l'assureur peut refuser un sinistre répété dont la cause n'a jamais été réparée.
  • Laisser traîner l'assèchement : les moisissures qui se développent ensuite peuvent être considérées comme un défaut d'entretien.
  • Jeter les biens endommagés avant le passage de l'expert.

En résumé

Documenter, déclarer sous 5 jours ouvrés, remplir le constat amiable si un tiers est impliqué, préparer l'expertise, puis faire réaliser l'assèchement sans tarder : un dossier bien tenu accélère l'indemnisation. Et pour les questions les plus fréquentes — devis, délais, prise en charge — notre FAQ complète ce guide.